Nous publions une traduction non officielle de cet article publié par le média allemand Dem Volke Dienen, le 3 août 2026.
Les informations relayées par la presse bourgeoise concernant un prétendu « désarmement du Hamas », la prétendue pacification du conflit qui en découlerait, etc., sont fausses et visent à dissimuler la réalité des faits afin de semer la confusion.
Le Dr Ghazi Hamad, membre éminent du Hamas, a déclaré, au sujet de la question des armes, que les termes de l’accord ne prévoient en aucun cas la remise des armes des différentes factions aux forces d’occupation israéliennes. Il a précisé que l’accord prévoyait plutôt un processus organisé de stockage des armes sous la supervision d’un comité national indépendant et d’autres parties à désigner ultérieurement, afin de garantir qu’elles ne soient pas utilisées, lors de la prochaine phase, en dehors du cadre d’un consensus national.
Le dirigeant du Hamas a déclaré que le mouvement avait examiné minutieusement tous les détails des clauses de sécurité afin de s’assurer qu’elles ne puissent être interprétées comme une capitulation politique ou un abandon des droits légitimes du peuple palestinien.
Le plan prévoit la mise en place d’une force internationale de stabilisation en lieu et place des forces d’occupation, c’est-à-dire le retrait des forces d’occupation israéliennes de Gaza au-delà de la « ligne jaune », ainsi que la création d’une nouvelle police palestinienne chargée d’assurer la sécurité intérieure dans la bande de Gaza.
Le dirigeant du Hamas a souligné que l’acceptation de ces accords par le Hamas ne signifiait en aucun cas l’abandon du projet national ou des principes politiques liés aux droits historiques. Il a expliqué qu’il s’agissait d’une approche réaliste face à une situation engendrée par la guerre, dont l’objectif principal était de protéger la population et d’assurer la stabilité après les destructions massives des infrastructures.
Selon divers médias, l’article 8 faisant l’objet de la discussion est libellé comme suit :
8. Une fois que les engagements restants découlant du protocole de Charm el-Cheikh auront été menés à bien, que le NCAG [National Committee for the Administration of Gaza (NCAG) / Comité national pour l’administration de Gaza] aura pris le contrôle du territoire et que la Force internationale de stabilisation (ISF) aura été déployée, un processus de mise hors service et de stockage des armes lourdes, des sites de production militaire, des dépôts d’armes et des tunnels sera lancé.
Ce processus sera géré et mis en œuvre par le NCAG de manière progressive, séquentielle et limitée dans le temps, conformément à un calendrier de mise en œuvre qui devra être finalisé dans les 14 jours suivant l’approbation de la feuille de route par toutes les parties et qui pourra être prolongé par une décision de l’IVC [International Verification Committee / Comité international de vérification].
Ce processus doit être associé à un retrait progressif d’Israël des zones contrôlées par Israël dans la bande de Gaza et au désarmement des milices armées, conformément à l’article 10 de la présente feuille de route.
[Ajout ; l’article 10 stipule : Les armes des milices seront mises hors service selon un calendrier convenu et entreposées sous la supervision de la NCAG. Les membres de ces milices ne seront pas intégrés dans les services de sécurité et de police. L’IVC est chargée de certifier la mise en œuvre de cette mesure.]
Ce processus est supervisé et vérifié par l’IVC, avec le soutien de l’ISF [International Stabilization Force / Force internationale de stabilisation].
Les factions palestiniennes seront associées à ce processus, et aucune arme ne pourra être cédée ou remise à Israël ou à des parties non palestiniennes.
Une fois achevé le processus décrit aux articles 7 à 10 de la présente feuille de route, seule la NCAG sera autorisée à détenir, stocker ou contrôler des armes dans la bande de Gaza.
La mise en œuvre de cette feuille de route, y compris la question des armes et d’autres points du plan de paix global, vise à créer les conditions propices à un processus crédible menant à l’autodétermination et à la création d’un État palestinien. »
Le Bureau politique du FPLP a déclaré à ce sujet que les forces de la résistance se trouvaient aujourd’hui « dans la dernière ligne droite avant la conclusion d’un accord qui mettra fin à la guerre d’extermination et permettra la reconstruction ». Cela nécessite toutefois de maintenir et d’intensifier la pression sur les forces d’occupation afin de garantir la mise en œuvre de l’accord et d’empêcher toute rupture.
Ce qui va donc se passer, ou plutôt ce qui doit se passer conformément à l’accord, c’est la création d’une force armée nationale unifiée, voir à ce sujet la « Déclaration de Pékin sur la fin de la division et le renforcement de l’unité nationale palestinienne » du 23 juillet 2024, signée par le Mouvement de libération nationale palestinien (Fatah), le Mouvement de résistance islamique (Hamas), le Front démocratique de libération de la Palestine, le Front populaire de libération de la Palestine, le Mouvement du Djihad islamique en Palestine, le Parti du peuple palestinien, le Front de lutte populaire palestinien, l’Initiative nationale palestinienne, le Front populaire de libération de la Palestine – Commandement général, de l’Union démocratique palestinienne, du Front de libération de la Palestine, du Front de libération arabe, du Front palestinien-arabe et de l’Avant-garde de la guerre de libération du peuple – Forces de choc (As-Sa’iqa).
