Paris : succès de la manifestation contre le 36e sommet de l’OTAN

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Ce samedi 4 juillet à l’appel de la plateforme contre l’OTAN et l’impérialisme, des centaines de personnes ont marchés de la place de la république jusqu’à Châtelet.

La marche à débuté par diverses prises de parole notamment un discours de la Ligue Anti-impérialiste :

« Chères camarades,

En tant que Ligue Anti-impérialiste, nous voulons commencer par adresser nos salutations à tous les prisonniers politiques. Durant cette marche, nous allons faire résonner à nouveau la voix de tous les camarades révolutionnaires torturés, emprisonnés, voire assassinés, qui, hier comme aujourd’hui, se sont tenus aux côtés des peuples opprimés contre l’impérialisme et ses collaborateurs réactionnaires de toute sorte !

Camarades, pendant que les impérialistes se battent pour les marchés, les ressources, les routes commerciales et les zones d’influence, nous menons la lutte des travailleurs, des étudiants, des femmes, des enfants, de la nature, en somme, de tous ceux que le système impérialiste écrase et tente d’étouffer. Car nous savons que les négociations diplomatiques, les cessez-le-feu ou les discours de stabilité invoqués par les impérialistes ne peuvent pas bâtir la paix. Ces discours ne sont que des manœuvres tactiques qui permettent de préparer de nouveaux rapports de force. Parce que l’impérialisme n’est pas un système qui empêche les guerres, mais un système qui les reproduit en permanence !

À mesure que les possibilités d’expansion économique se réduisent, la concurrence entre les monopoles se transforme d’abord en conflits politiques, puis en conflits militaires.

Les destructions matérielles, les déplacements de masse, les crises humanitaires et les effondrements sociaux sont les conséquences inévitables du fonctionnement ordinaire de ce système. Par conséquent, tant que ce système persiste, ces problèmes persisteront, inévitablement.

L’histoire en est elle-même la preuve : Depuis l’existence de ce système, les guerres, les crises sociales et économiques ainsi que la destruction de la nature continuent de faire partie de notre quotidien. Pour voir cette réalité, il suffit de se retourner vers les veines ouvertes de l’Amérique latine, vers le grain de riz dans l’assiette de l’Afrique, vers le napalm qui a brûlé le Vietnam, ou encore vers la prison de torture d’Abou Ghraib en Irak.

Le crime est établi, le coupable est désigné : l’impérialisme !

Oui camarades, ce qui se répète n’est pas l’histoire elle-même, mais le système. Tant que les mêmes rapports de production et de domination se maintiennent, les mêmes résultats historiques se reproduisent inévitablement. Et la conjoncture dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui est elle aussi une expression de cette réalité.

Alors que les contradictions entre les puissances impérialistes s’approfondissent, les États-Unis cherchent à préserver leur position hégémonique face à la montée de la Chine. L’un des principaux foyers de cette confrontation est le Moyen-Orient.

La structure multiacteurs de la guerre en Syrie, dans laquelle la Turquie est également impliquée, les attaques contre l’Iran, le soutien politique et militaire apporté aux Sionistes, ainsi que les interventions menées dans la région, sont autant de manifestations concrètes de cette rivalité. La guerre en Ukraine, le renforcement militaire dans la région Asie-Pacifique et les politiques d’élargissement de l’OTAN sont les différentes expressions sur d’autres fronts de cette même rivalité impérialiste.

Tous ces développements, et ceux que nous n’avons pas pu citer ici, ne sont pas des crises locales isolées. Par conséquent, ni l’alliance impérialiste centré sur l’OTAN, ni la Russie, ni la Chine ne peuvent agir dans l’intérêt des peuples opprimés ou bien défendre ces intérêts ; puisque toutes les classes dirigeantes détournent la colère populaire vers des ennemis extérieurs, tout en restreignant les libertés démocratiques et en consolidant les appareils répressifs, allant jusqu’à recourir aux massacres pour maintenir leur pouvoir. Mais en vain ! De la Palestine à l’Iran, de Cuba à l’Albanie, du Népal au Maroc, de Paris à Ankara, les peuples opprimés ont résisté et continueront à résister !

Car là où il y a de l’exploitation et de l’oppression, il y a de la résistance. Le phare que représente la Palestine et son héroïque résistance est un exemple de cette vérité historique. Ceux qui osent résister finiront par triompher de leurs oppresseurs, et la Palestine vaincra !

Camarades, puisque eux, ils s’obstinent à négocier leurs politiques sanglantes et leurs alliances militaires au 36e sommet de l’OTAN à Ankara, nous, nous renforçons avec une détermination légitime la solidarité internationale partout où nous nous trouvons !

Vive la solidarité internationale!

Vive la lutte du peuple palestinien !

À bas l’OTAN ! À bas la guerre ! Vive la lutte des peuples opprimés!

À bas les opérations de l’OTAN ! Liberté aux prisonniers ! »

La marche s’est ensuite élancée regroupant différentes organisations de la diaspora de la Turquie : l’Association des travailleurs immigrés de Turquie (ACTIT), la confédération européenne des droits démocratiques (ADHK), la plateforme BIR-KAR, le collectif Young Struggle, les journaux ODAK et PDD, ainsi que le Conseil Démocratique Kurde en France.

Un puissant cortège de la Ligue Anti-impérialiste s’est formé regroupant plus d’une centaine de personnes dont des militants de la Jeunesse Communiste, de la Fédération Syndicale Étudiante, des lecteurs de Partizan ainsi que des diverses organisations démocratiques et révolutionnaire.

La lutte contre la militarisation et la tendance à la guerre à également occupé une place importante dans cette manifestation qui à rassemblé beaucoup de jeunes.

Lors de cette marche plusieurs actions symboliques ont eu lieu dans un premier temps un discours donné par la Jeunesse Communiste en solidarité avec la Guerre Populaire en Inde a permis de mettre en lumière la nécessité pour les anti-impérialistes sincères d’élever la solidarité avec les masses d’Inde qui subissent le poids du fascisme brahmanique de plus en plus fortement.

Au passage devant une publicité faisant l’éloge d’une soi-disant « amitié franco-américaine » les participants ont piétinés un drapeau américain aux cris de « Yankees Go home ! » les drapeaux de la Palestine et du Liban, de la Kanaky ont été porté haut rappelant l’unité des peuples à travers le monde face à l’impérialisme toujours plus barbare.

Enfin en arrivant à la place du Châtelet tout en entonnant l’internationale une des banderoles signées par la JC et Partizan à été déployé exigeant la libération des prisonniers politiques en Turquie.

Durant la manifestation des provocations fascistes et policières se sont multipliés dans l’objectif d’intimider les militants qui portent la ligne d’un anti-impérialisme authentique et combattif.

Le discours de la Jeunesse Communiste a souligné des aspects importants : dans un premier temps le fait que le fascisme est une réaction de la bourgeoisie face à l’intensification de la lutte des classes et ensuite que par nature, ce régime ne peut être que temporaire et sera nécessairement vaincu par les masses organisés et dirigés.

Il à également été rappelé que la Turquie ne s’est en rien « démocratisée » comme le prétendent certains, les centaines de perquisitions, d’arrestations de journalistes, d’étudiants, de syndicalistes et de révolutionnaires, la répressions continu toujours sur les diverses nationalités de Turquie en particulier les Kurdes et Alévies sont le symbole que le régime de l’AKP mène une dictature ouverte et terroriste sur les masses au service de l’impérialisme principalement américain.

Dans ce contexte d’une récente vague de répression contre les militants démocrates et révolutionnaires en Turquie avant le Sommet inter-étatique de l’OTAN le slogan « Erdogan : fasciste, c’est toi le terroriste ! » ainsi que des slogans contre l’OTAN : « A à bas l’OTAN ! A bas la guerre, vive la lutte des masses populaires ! » ont retenti dans la manifestation. Le fascisme en Turquie, en réprimant aussi sévèrement les masses en générale et en particulier dans le cadre de l’organisation du sommet de l’OTAN démontre une nouvelle fois sa nature de régime semi-coloniale et semi-féodale. Le pays reste aux mains d’un bourgeoisie compradore qui vit de l’exploitation des ouvriers et de la paysannerie sans terre, de l’exploitation des ressources naturelles au détriment des peuples.

Cette manifestation a été un grand succès pour les militants anti-impérialistes qui ont à travers une démarche unitaire pu développer une initiative combattive et déterminée contre l’OTAN bras armée de l’impérialisme et affirmé haut et fort la solidarité avec les peuples opprimés à travers le monde ainsi qu’avec les révolutionnaires enfermés dans les geôles du vielle état fasciste turc.